« L’avenir de l’île de Batz est hors de toute concession » : le maire Éric Grall réaffirme fermement son opposition au projet

« L’avenir de l’île de Batz est hors de toute concession » : le maire Éric Grall réaffirme fermement son opposition au projet

Le lundi 17 août 2026, environ 150 personnes se sont réunies au pied du phare de l’île de Batz. Le maire, Éric Grall, a réaffirmé son opposition au projet de parc éolien flottant Bretagne nord-ouest (BNO). Son message : l’avenir de l’île est hors de toute concession.

Le projet BNO : 67 éoliennes à 18 km des côtes

Le projet prévoit l’installation de 67 éoliennes flottantes, chacune haute comme la tour Eiffel. Elles se situeraient à 18 km de l’île de Batz, dans la baie de Morlaix. Le maire se dit favorable à la transition énergétique. Mais il refuse qu’elle se fasse « n’importe comment et n’importe où ».

Le duel éoliennes contre mini-réacteurs
CritèreParc éolien BNOMinicentrales Stellaria
Nombre d'unités67 éoliennes2 réacteurs
Distance des côtes18 kmÀ terre
Hauteur300 mètresNon communiquée
Impact visuelMajeurLimité

« Ici, le paysage n’est pas un décor »

Dans son discours, Éric Grall a insisté sur l’importance du paysage pour l’île. « Il est notre patrimoine, notre identité, une partie essentielle de notre économie. C’est la survie d’une île vivante qui est en jeu », a-t-il déclaré. Une phrase qui résume la position du conseil municipal.

La manifestation du 17 août 2026

Six associations et collectifs ont organisé cette marche. Le slogan était simple : « Ne touche pas à ma mer ». Les manifestants ont écouté les représentants puis ont défilé autour du phare. La mobilisation rappelle une page célèbre de l’histoire bretonne.

Le précédent de Plogoff

Il y a 46 ans, en 1980, la mobilisation populaire à Plogoff avait fait reculer l’État sur un projet de centrale nucléaire. Éric Grall y a fait référence. Il a averti : « S’il faut aller devant la justice administrative pour défendre les intérêts de l’île de Batz, j’irai. »

Les arguments des opposants

Les associations ont rappelé leurs griefs contre le projet. Elles dénoncent un coût exorbitant, une technologie immature, des milliards de subventions. Elles signalent aussi les risques pour la pêche, la plaisance et la biodiversité. Elles plaident pour un développement durable qui ne sacrifie pas les territoires.

  • Coût exorbitant pour le contribuable
  • Technologie immature non maîtrisée
  • Milliards de subventions publiques
  • Navigation interdite pour les pêcheurs et la plaisance
  • Pollutions graves et atteintes à la biodiversité

La solution alternative : les petits réacteurs nucléaires

Éric Grall défend une autre voie. Il milite pour l’installation de deux minicentrales de 500 MW, conçues par la start-up française Stellaria. Selon lui, cette option serait moins invasive pour le paysage et l’environnement.

Critère Parc éolien BNO Minicentrales Stellaria
Nombre d’unités 67 éoliennes 2 réacteurs
Distance des côtes 18 km Terrestre
Hauteur 300 mètres (tour Eiffel) Non communiquée
Impact visuel Majeur Limité

Le maire affirme que cette technologie produirait de l’électricité décarbonée sans défigurer la côte. Il s’appuie sur des arguments économiques et environnementaux.

Un territoire en résistance

La position d’Éric Grall est claire : l’île de Batz ne cédera pas. Le conseil municipal soutient le maire. Les associations promettent de poursuivre la mobilisation. Le débat sur l’énergie en Bretagne reste ouvert.

Dans les prochains mois, le projet BNO passera devant les instances administratives. Les opposants attendent de pied ferme. L’avenir de l’île de Batz se joue maintenant.

Les questions qui fâchent à Batz

Est-ce que les éoliennes sont vraiment si grandes ?

Chaque machine atteindrait 300 mètres, à peu près la hauteur de la tour Eiffel. Forcément, ça change l'horizon.

Pourquoi le maire parle de Plogoff ?

En 1980, la mobilisation à Plogoff avait fait abandonner un projet de centrale nucléaire. Éric Grall pense que l'île de Batz peut faire pareil contre les éoliennes.

Ça coûte combien, ce parc ?

Les opposants parlent de milliards de subventions publiques. Ils jugent la technologie flottante pas encore au point et trop chère pour le contribuable.

Les mini-réacteurs, c'est une vraie option ?

La start-up Stellaria propose deux unités de 500 MW à terre. Le maire y voit moins d'impact visuel, mais le projet reste à prouver.

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